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Hypocunnie n.f. Diminution, insuffisance du nombre de cunnilingus dans une vie sexuelle. La normale est de 1 par jour.

Je suis en état d’hypocunnie. Je l’ai - presque - toujours été. Pourquoi
une addiction à cette pratique sexuelle en particulier ? Pourquoi cet
intérêt dans la gastronomie génitale ? La réponse est un mélange
d’éléments qui épousent parfaitement certaines des facettes de mon
esprit.
Monsieur Bricolage La
toute dernière en date m’est apparue suite à une conversation entre amis
qui déroutait jusqu’à en oublier son point de départ : <discussion faisant un petit détour sur les mécaniques internes et raffinées de ces demoiselles, règles etc> Pierro : Non je ne suis pas d’accord, je ne préfère pas savoir tout cela, je préfère qu’il y ait du mystère… Jisse : C’est parce que t’es pas bricoleur ! <rires, mais pas d’applaudissements> Jisse
: Je suis sérieux, c’est peut-être mon bac scientifique qui m’a
influencé, mais je préfère connaître le fonctionnement, avoir la
curiosité de comprendre comment ça marche ! Un technicien quoi, mettre
les mains dans le cambouis… Après coup je me suis rendu compte qu’il
y avait du vrai dans tout cela, qu’approcher de près l’objet de toutes
les incompréhensions, de pouvoir jouer avec sans être déconcentré (si
ce n’est quelques griffures ou cheveux arrachés au pire), jouait pour
beaucoup dans mon attirance pour le cunnilingus. Application de la
méthode empirique en boucle, expérience / analyse du résultat /
modification des paramètres de départ / expérience / etc. Bien sur à la
lecture de ces lignes vous penserez que ma curiosité abaisse le corps
au statut d’objet, que j’enlève toute poésie, mais ce n’est pas du tout
le cas. Apprendre l’astronomie vous empêche t’il d’être toujours
émerveillé par la beauté d’un ciel étoilé ? Non, je ne le pense pas, au
contraire…
Joie d’offrir, plaisir de recevoir Serait-ce
de l’altruisme ? Donner pour le simple fait de donner ? Je n’ai jamais
cru dans l’absolu altruisme. Donner fait plaisir aussi à celui qui
donne (enfin généralement, je ne parle pas des impôts). Souvenez-vous
Noël, les anniversaires, le plaisir que l’on ressent à offrir quelque
chose à l’autre… En fait ne serions-nous pas que des sales égoïstes à
offrir des choses aux autres ?!
Une petite part d’altruisme si
l’on considère la concentration totale sur le plaisir de l’autre, et
une grande part d’intimité… Ce contact me paraît comme beaucoup plus
intime qu’un coït où ne sont les acteurs principaux que des éléments
cachés au quotidien.
Mais oui, une petite part d’égoïsme :
sentir sa partenaire s’humidifier et fondre, l’entendre gémir, la
ressentir monter très haut sans avoir en tête le combat contre sa
propre programmation biologique (qui est d’ensemencer le plus vite
possible) est le plus puissant des aphrodisiaques… Une part d’égoïsme qui apparaît quand on est coupé en plein élan : Sandra : (me tirant légèrement les cheveux) Viens, maintenant ! Jisse : Mmmh (pensant : déjà, mais j’ai pas fini ma partie)
Pour le meilleur …comme pour le pire Mais comme dans toute vision idyllique, il ne faut pas oublier que l’autre ne puisse partager ce point de vue :
Incompréhension.Quand en descendant le long d’un axe imaginaire reliant ses deux paires labiales, l’une me dit « je ne le ferais pas ». Faire
quoi ? Pardon ? Me « rendre la pareil » !? Je ne fais pas du troc, je
n’essaye pas de marchander ! De plus ce n’est pas vraiment mon truc.
Une moue doutant de ma sincérité en guise de réponse se transformant
quelques secondes plus tard en sourire concentré.

Choquée. Quand par pur réflexe de gourmandise je me lèche les doigts tout juste trempés dans son pot de confiture de cyprine… C’est
sale ? Non, tu veux goûter ? Comment ça c’est dégueulasse, je te
signale que tu y as déjà goûté bien que cela était légèrement dilué
dans nos salives… Essaye d’oublier un peu ce qu’on te rabâche depuis la
puberté, ce n’est pas parce qu’on te martèle le crane pour garder net
ta « flore », ton « intimité » (expressions glamours abondamment
utilisées en publicité) que c’est sale.
Plaisirs de bouche. Fin gourmet. Pour paraphraser une sentence relativement appréciée des philosophes de comptoir, Est ce que lécher n’est pas tromper ? Pourquoi
le détachement de l’ancien président des États-Unis à soutenir qu’une
activité bucco-génitale n’est pas vraiment du sexe n’est t’il pas plus
commun ? (Soupir) Ah… douce utopie : « Allo oui ? Qu’y a t’il
Sandy ? T’es déprimée ? Ok j’arrive, prépare la vodka, je ramène mon
dvd de Bridget Jones et je te ferais un petit massage cunni pour te remonter le moral ! »
Verbe à faire conjuguer à tous les temps pour la prochaine fois : Gamahucher v.t. (se faire gamahucher) : recevoir un cunnilingus.
Bon ce n’est pas tout ça, il faut que je finisse le livre que l’on m’a prêté sur le sujet…
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